



Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent qu’ils "veulent contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable, permettant de nouveaux progrès humains".
Pour cela, "ils soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.
Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, ils associent les organisations syndicales, associations et les citoyens à leur travail législatif.
Opposants déterminés à la présidentialisation du pouvoir, ils sont convaincus que la clé du changement est dans la participation du peuple dans le débat public, dans la vie économique, sociale et dans la vie politique.
C’est pourquoi ils pensent que la démocratie doit être refondée et se prononcent pour une nouvelle République."

Par le groupe CRC-SPG / 1er avril 2010

Par le groupe CRC-SPG / 1er avril 2010

Par Gérard Le Cam / 1er avril 2010
Le 20 mai sera débattu une proposition de loi des sénateurs du groupe CRC-SPG visant à abroger le bouclier fiscal. La sanction des élections régionales contre la politique de Nicolas Sarkozy a remis en évidence cette mesure symbolique du choix de l’assistance aux plus riches et de l’abandon de l’immense majorité qui souffre des effets de la crise. Le bouclier fiscal, c’est 586 millions d’euros distribués en 2009 à 16 500 personnes et pire, 150 récupèrent 150 millions d’euros.
Cette mesure est une véritable provocation, d’autant plus qu’un rapport de l’Insee vient de démontrer le renforcement d’une inégalité de revenus, les plus hauts revenus explosant, et le nombre de pauvres, 8 millions sous le seuil de pauvreté en France, croissant continuellement.
Le débat sur le bouclier est un débat symbolique d’une grande importance. Bien entendu, c’est l’arbre qui cache la forêt des niches et injustices fiscales et une vaste réforme de la fiscalité est à faire. Mais, au travers de sa mise en cause, c’est l’émergence d’une volonté de redistribution des richesses qui progresse. C’est l’argent roi comme valeur suprême qui est enfin dénoncé. C’est toute la politique de Nicolas Sarkozy, le mensonge du « travailler plus pour gagner plus », alors que tout ou presque est décidé pour les financiers et la bande du Fouquet’s qui est mis à nu. L’an dernier, j’avais déjà soumis au Sénat, avec mon groupe, cette demande d’abrogation.
La majorité, alors droite dans ses bottes, avait rejeté sans sourciller. Mais les temps changent. Le désaveu populaire est passé par là et il apparaît enfin possible de faire plier un Président sur un des points cardinaux de sa politique.